Diary 16: de l’exutoire à la dépendance / Casino

Pendant trois semaines, la Galerie des Urbanités accueille les travaux publiés dans le magazine fraîchement créé par le Lausannois Marc Mussler, «Diary 16». A 23 ans, étudiant depuis maintenant quatre ans à l’Ecal (l’École cantonale d’art de Lausanne), Marc Mussler entame sa dernière année en section Design graphique. Il a fondé avec Xavier Michellod le collectif graphique “16pounds”.A la tête de «Diary 16», qu’il définit comme «une presse de style» plutôt que comme un magazine, le collectif 16 pounds est spécialisé en design graphique, et en illustration.Marc et Xavier définissent ainsi leur projet dans l’édito de la première édition : “Cette collaboration est née d’une passion commune pour l’édition et de notre source d’inspiration qu’est la ville. Comment interpréter la vie urbaine sous toutes ses formes? C’est ce que nous avons voulu exploiter à travers ce magazine. Nous sommes dépendants de la ville et nous ne nous verrions pas vivre dans un endroit dépourvu de marginaux, de béton, de graffitis, de grands magasins, de banques, de métro, de trafic incessant et de sirènes hurlantes.A travers ce magazine, c’est cette curiosité pour l’espace urbain qui nous entoure, que nous avons voulu traiter. Nous espérons qu’il vous inspirera autant qu’il nous a inspiré.”
De cette curiosité pour l’espace urbain et des expressions artistiques auxquelles il a donné lieu, les Urbanités ont sélectionné 4 séries qui seront présentées thématiquement ici lors des 3 prochaines semaines.
“Pour cette troisième et dernière semaine de présentation de Diary 16, nous avons choisi la série photographique intitulée “Casino” signée Sophie Brasey, mise en lumière par les mots de Michael Fachin dans le texte qui l’accompagne, “Lithurgie du plaisir”. De notre point de vue, cette dernière série met en exergue les entrailles de la ville en zoomant sur un comportement souvent provoqué par la force de la densité urbaine (à tous points de vue: horizons réduits, intensité de population, stress aggravé), souvent vécue comme oppression insidieuse: la nécessité de l’exutoire, qui dérive fréquemment en dépendance morbide. Un autre regard sur ce comportement essentiellement urbain était suggéré en début de première semaine, dans la série “Brutalität muss da sein” qui s’intéressait au monde la nuit et du clubbing, et leur violence. Après, la violence mise en scène, la solitude des bureaux du centre ville et des êtres en périphéries banlieusardes, cette série sur la “lithurgie du plaisir”, d’un certain plaisir, clôt donc notre présentation de Diary 16, que nous espérons retrouver bientôt ici au travers d’une nouvelle collaboration.”
Le projet «Diary 16» a été lancée il y a six mois et s’est concrétisé par le vernissage du magazine le 9 janvier dernier au Bourg à Lausanne. Paraissant deux fois par année, il est disponible au prix de 20 francs suisses dans les librairies et dans les magasins spécialisés.
Yann Gerdil-Margueron – (Source)











